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La métacognition constituerait-elle le principal
« levier » de l’aide spécialisée à dominante
pédagogique ?
Chez l’être humain, la métacognition est inhérente à la cognition et on ne
saurait l’ignorer. Mais de là à la privilégier au point d’avoir tendance
à en faire la principale condition d’accès à l’activité cognitive ?
Pour aider l’élève en difficulté, ne faudrait-il pas plutôt commencer par
l’accueillir avec son histoire (cognitive) informulée et défaillante, et l’accompagner
dans une remontée vers l’origine de ses difficultés, en vue d’une
reconstruction de sa pensée et de ses outils de pensée ?
C’est une telle « remontée accompagnée » qui est ici proposée sous l’appellation d’anamnèse cognitive, quelque chose comme une réappropriation archéologique de sa propre pensée par l’enfant.
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