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Peut-on attribuer le statut de métacognition à toute
pratique qui sollicite la verbalisation des élèves en situation d’apprentissage ?
Parler de métacognition à l’école primaire, est-ce réaliste ?
L’usage du langage comme instrument de pensée symbolique est-il une aide ou
un obstacle ?
L’objectif de l’intervention est de tenter d’ouvrir la discussion autour
de ces questions.
Pour cela, je propose l’analyse d’une situation d’apprentissage basée sur la verbalisation des actions, au cours d’une tâche d’apprentissage premier de l’écriture, conduite en classe de maternelle. Cette analyse servira de support à l’exposé.
La première partie de l’exposé sera consacrée à la description de la situation expérimentale d’apprentissage, ses principes d’action, ses fondements théoriques, ainsi qu’à la présentation des résultats de cette expérimentation.
Puis, l’analyse de ces situations sera faite au regard des principaux concepts qui fondent la pratique de la métacognition.
Les questions soulevées porteront principalement sur :
| les obstacles génétiques, comme la prise de conscience, la place de la fonction constituante et le rôle du langage ; | |
| la nature des échanges verbaux et leur pertinence face aux principes métacognitifs. |
Seront également évoquées les questions portant sur le transfert, le principe de médiation, le rapport au savoir, le contexte scolaire.
Un retour sur la situation expérimentale permettra de relativiser les présupposés précédemment débattus et d’envisager une organisation du milieu classe susceptible d’apporter une aide aux élèves dans la construction de leur rapport au savoir et la régulation de leur activité.
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