Gérard TOUPIOL, Président de la FNAME.
Introduction du Colloque d'Angers 2005
Bonjour et bienvenue à tous,
Le Bureau National, Le Conseil d’Administration de la
FNAME ont travaillé une année pour préparer ce troisième colloque, avec
bien sûr une montée en puissance du travail et du stress au fur et à mesure
que nous nous rapprochions de la date d’aujourd’hui.
La Fname se porte bien, des AME départementales se créent.
Tout devrait nous satisfaire ; les relations avec nos partenaires de la
Fnaren et de l’AFPS sont bonnes.
Malheureusement nous sommes inquiets, et notre inquiétude
paraît objective et légitime.
Nous nous étions exprimé lors du débat national sur l’avenir
de l’école, avions diffusé afin de le faire partager notre attachement au
dispositif Rased, étions intervenus auprès du ministère de l’éducation
nationale pour défendre l’idée d’aides spécialisées qui ne figurait
plus dans certains documents. Le RASED devenait Réseau d’Aide et de Soutien
aux Elèves en Difficulté, mais c’était une erreur lexicale nous avait-on
alors répondu !
Le premier septembre 2005 sont parus au BO les premiers
décrets d’application de la loi d’orientation Fillon.
Nous souhaitons travailler en Rased, dispositif qui a fait
ses preuves, …les textes n’en parlent pas.
Nous défendons les aides spécialisées, nécessitant une
formation de qualité, … les textes parlent d’aide et de soutien.
Nous pouvons témoigner de l’intérêt du travail d’équipe,
de l’utilité des regards croisés pour analyser les besoins d’un élève
… le texte sépare d’un côté les psychologues scolaires, de l’autre
les enseignants spécialisés.
Nous tenons à la complémentarité des aides spécialisées
psychopédagogiques et rééducatives, … les nouveaux textes n’en parlent
pas.
Nous avons constaté le progrès que constitue la mise en
place des cycles, même si elle est difficile ; au concept de maintien,
nous en revenons à celui de redoublement.
Ce changement d’orientation constitue-t-il une avancée
vers la réussite de chaque élève ? Nous ne le pensons pas, même si
nous sommes ouverts à toute réflexion à ce sujet.
Aussi nous nous sommes rapprochés des organisations
syndicales pour attirer leur attention sur ces différents points.
Quel avenir pour les aides spécialisées ? pour le
secteur de l’adaptation scolaire ?
Nous allons aussi nous tourner vers les associations de
parents pour échanger sur la pertinence des aides à l’école.
Après cette première partie, quelque peu pessimiste, qui
doit nous mobiliser à tous les niveaux, dans nos Rased, nos écoles, nos
départements, et susciter des rencontres et l’interpellation des
responsables institutionnels, …
je souhaiterais retrouver l’optimisme, à l’ouverture de
ce troisième colloque.
Vous avez répondu en nombre, les intervenants contactés
ont tout de suite donné leur accord pour y être présent.
Souvenons nous que l’AIS a souvent été le creuset de la
recherche pédagogique … l’A-SH (puisque cela semble être la nouvelle
appellation) gardera j’espère le même cap.
Le thème de la métacognition a été proposé parce qu’il
est au cœur de nos pratiques. Mais lors de nos premiers échanges, le concept
semblait, dans nos diverses représentations, mal défini ; nos idées ne
convergeaient pas forcément.
Des questions telles que un jeune enfant peut-il accéder à
des compétences métacognitives ? ont traversé nos réflexions.
Un temps de travail et d’échanges, à travers un
colloque, semblait donc indispensable. Verbalisation sur l’action, prise de
conscience des manières de faire qui conduisent à la réussite, prise de
conscience de ses propres procédures cognitives, …ce sont ces questions qui
seront débattues pendant ces deux jours ; c’est donc ce thème, au cœur
des questions d’apprentissage qui a été retenu pour Angers.
Même les documents officiels du ministère, dans lire au CP
n°2 par exemple, reprennent ce concept. Je remercie donc tous les
intervenants de ces deux jours d’avoir répondu favorablement à notre
invitation, dans le but d’alimenter notre réflexion, au service des
enseignants et des élèves avec lesquels nous travaillons.
Organiser un colloque de cette importance, pour une encore
jeune fédération comme la nôtre ne se fait pas tout seul, aussi je remercie
encore Mes collègues du BN et du CA, Tous les membres de l’AME 49 qui ont
contribué à l’organisation de ce colloque, Nos partenaires de la Fnaren,
de l’AFPS, de l’association ARECE, Et tous ceux que je vais citer en
espérant ne pas en oublier :
La banque populaire atlantique La SADEL L’IUFM d’Angers
La municipalité d’Angers Le lycée du Fresne Le CDDP du Maine et Loire La
COTRA
Je rajouterai juste qu’au-delà de l’aspect formation ,
le colloque est conçu comme un temps de rencontre entre psychopédagogues,
entre associations, et qu’un temps est prévu pour cela ce soir, après la
conférence d’Anne-Marie Doly.
Enfin, suite à la demande de certains d’entre vous,
sachez que les écrits des intervenants de Lyon et ceux des intervenants d’Angers
seront réunis dans le second ouvrage qui paraîtra chez Retz certainement
courant 2006.
D’ores et déjà je vous donne rendez-vous pour le
quatrième colloque qui se tiendra à Lille, fin 2006, sur le thème du lien.
J’arrête là pour ce message d’introduction et cède la
parole à Jean-Michel Zakhartchouk, formateur à l’IUFM d’Amiens et
rédacteur aux Cahiers Pédagogiques, qui va ouvrir cette journée sur le
thème : le rôle de la métacognition dans les apprentissages.
Merci à tous et bon colloque.
